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REGISTRES D
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[1576]
"Et ordonnez aussy que payement et remplacement sera effectué à vostre Ville de deux millions de livres, ou environ. qui sont deubz à icelle Ville poulle payement des arreraiges desdittes rentes, tant par vous, Sire, que par le Clergé : et nous tous serons encores de plus en plus enclins et obligez à prier Dieu pour vostre prosperité, santé et accroissement de Vostre Majesté, n
Lesquelles Remonstrances le Roy, après les avoir patiemment et entierement oyes en son cabinet, presens les S" de Villequier'1', de Cheverny12' et autres de son Conseil, auroict faict responce~
"Que la necessité de se's affaires avoit esté cause desd, arrestz et saisye desdictz deniers et assignations desdittes rentes ; mais qu'il trouvoit lesdittes Remonstrances fort considerables et raisonnables, et qu'il y penseroit et en parleroit et communicqueroit à soii Conseil et nous en feroit par après responce."
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el bailla main levée entiere desdittes renies à laditte Ville.
"Et certainement, Sire, nous sommes contrainctz advertir Vostre Majesté que nous preveoyons ung desespoir d'infinies personnes de toutes qualitez qui, se veoyent à mandicité personnelle, sy lesdittes rentes demeurent arrestées et non payées. Et estant ceste foy publicque rompue, jamais vous ne pourriez recouvrer aucun secours.
"Et davantaige, de penser par unes patentes ou autres sentences assopir tous les recours de garandie, procès, differendz et querelles qui en viendraient et sourdroient, il seroit impossible; et au contraire il en viendroict encores davantaige, tellement que cela seroyt une ruyne universelle : qui est la cause pour laquelle, Sire, nous supplions trés humblement à Vostre Majesté voulloir ordonner et commander plaine et entiere main levée nous estre baillée desdictz deniers et assignations d'icelles rentes, arrestez tant en voz receptes generalles que partout aillieurs.
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DCCLXI. — [Responce du Roy ausdittes Remonstrances.]
2 juin 1576. (Fol. 321 v°.)
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Et le lendemain, Saditte Majesté auroit dict et faict responce ausdictz sieurs Prevost des Marchans et Eschevins de lad. Ville, accompaignez comme le jour precedent d'aulcuns des Conseillers de laditte Ville et bourgeois :
"Qu'il avoit pensé ausdittes Remonstrances, et qu'il les trouvoit fort justes et raisonnables; et accordoit et vouloyt que plaine et entiere main levée feust faitte à lad. Ville desdictz deniers et assignations d'icelles rentes et telle qu'elle est cy après inscripte et transcripte; declarant que, à l'advenir Sa Majesté ne veult et ne pretend plus en estre faitte aulcune saisie ne arrest; le tout scelon soubz les deffences et peines portées par lesdittes Lettres patentes d'icelle main levée cy après tran-scriptefs]; mais que, pour l'urgente necessité dé ses affaires, Sa Majesté vouloit estre secourue par
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laditte Ville de cent mil livres tournois trés promptement."
Ce que, après plusieurs remonstrances à luy faittes par lesdictz Sieurs Prevost des Marchans et Eschevins de [ne] pouvoir luy faire ledict secours et ayde, finablement auroient lesdictz sieurs Prevost des Marchans et Eschevins esté contrainctz accorder; finablement l'auroienl faict moderer à quatre vingtz mil livres : sur quoy leur auroit esté accordé deduyre et rabattre ce que Saditte Majesté en a ja touché et receu par le moyen desd, saisies et arrestz. Et desquelz nu11 mil livres tournois, Me Castille, receveur general du Clergé, auroict promis et se seroit obligé envers lesdictz sieurs Prevost des Marchans et Eschevins d'en faire le remboursement sur les deniers vpar luy deubz de reste à Saditte Majesté, en l'acquit et descharge dudict Clergé.
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O "Le sieur de Villequier.- : voir ci-dessus la note 2 de la page 95. (2) "Le sieur de Cheverny" : voir la note 3 de la page 100.
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